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dimanche 31 mai 2009

ZRIBA EL ALIA: un village bérbère de la Tunisie

DIMANCHE 26 AVRIL 2009
Arrivés de Tunis, Sfax et Nabeul, les participants à cette sortie se sont donné rendez-vous dans le parking de la célèbre station thermale de HAMMAM ZRIBA. Sans perdre de temps on a pris la route en passant par un vieux pont sur une petite rivière comme on n'en trouve que très peu en Tunisie.


Le temps était voilé et lourd, mais déjà un étrange paysage nous a fait oublié la chaleur. C'était en réalité de gros amoncellements de sable extrait jadis des mines de fluorine avoisinantes et qui s'est calcifié au fil des années pour constituer de gros talus blancs de part et d'autre de la route qui monte vers Zriba el Alia.
Une longue marche se profilait devant nous, mais les odeurs que nous humions et qui provenaient des vergers et des fermes tout alentour du chemin nous redonnaient du courage pour continuer dans l'espoir de découvrir de nouvelles sensations.
Tout d'un coup et au détour d'un gros rocher, nous avons débouché sur une place située en amont du village de Zriba. Il y avait là les deux maisons encore habitées de tout le patelin. Les gens vivaient fièrement à l'écart de la ville et en harmonie avec la nature. Ils étaient gentils et accueillants au point de se porter volontaire pour nous guider dans la découverte de leur village.
Nous étions agréablement surpris de trouver que c'était plus ou moins conservé; plusieurs battisses sont encore en très bon état et s'explique par le fait qu'elles ne sont désertées que depuis peu de temps et aussi par la solidité des toits en voute construits en pierres ingénieusement disposées pour résister aux intempéries, au temps et même dans quelques cas pour soutenir un étage supérieur...
Nous avons choisi de casser la croute au sommet de l'un des deux rochers qui surplombent Zriba. Ainsi nous avons pu profiter de ce promontoire pour avoir une vue globale du village et pour admirer la splendeur de Djebel Zaghouan.
Sur le chemin de retour nous nous sommes aventurés sur un sentier en amont de la station thermale pour visiter les mines. La grotte qu'on a pu pénétrer était tellement immense que les moyens de l'armée nationale n'ont pas pu boucher comme c'est le cas pour les autres grottes. C'était vraiment à couper le souffle et jamais aucune photo ni vidéo ne peut décrire la foule de sensations qu'on a eu devant ce dédale de grands trous noirs qui partent dans tous les sens vers le cœur de la montagne...
Enfin, une autre agréable surprise nous attendait: le ruisseau qu'on a vu en aval du parking coulait et cascadait devant nous entre deux montagnes où il a creusé une gorge profonde. C'était la cerise sur le gâteau...



samedi 28 mars 2009

Ain Khanfous,oui...mais la grotte!?...



Partis de Kairouan à 9h30, nous avons perdu notre chemin à plusieurs reprises car par malchance il y avait des travaux sur la route qui mène à Weslatia et toutes les indications ont était par conséquent enlevées. Mais nous sommes arrivé finalement devant le mausolée de Sidi Hamed où nous avons abandonné les véhicules et commencé la vadrouille à travers le lit sec d'un oued à la recherche de Ain Khanfous et de la fameuse grotte.
Sur notre route, on a pu visiter un fortin en ruines niché, comme c'est l'habitude chez les tribus berbères, en haut d'un monticule rocheux.Plusieurs indices attestent de l'occupation des lieux jusqu'à un temps très proche.





La recherche de Ain Khanfous et de la grotte a commencé sitôt descendu du fortin. Mais malgré les efforts des deux groupes constitués pour cette raison, nous n'avons réussi à trouver que Ain Khanfous qui est, en réalité un maigre filet d'eau qui suintait à travers les roches.Néanmoins, nous avons été séduits par la beauté et la singularité du site.Il s'agit d'un oued qui zigzague entre les collines à un point que par endroits on se croie passer entre deux grands murs de pierres, de roches couverts d'une végétation clairsemée et semble cacher beaucoup de secrets...tels que l'entrée de la grotte.



Aurions-nous dû emmené un guide de la région avec nous? Où ça gâcherait le plaisir de la vadrouille?
Aurions-nous aussi ne pas arrêter les recherches avant de trouver la grotte? Où ça risquerait de nous faire perdre beaucoup plus de temps en vain?
La décision d'arrêter les recherches et de prendre une pause pour récupérer (c'était un jour très chaud pour la saison) et pour déjeuner, a été vraiment difficile à prendre pour nous. Mais la beauté de la région, le suspense de la recherche, et la promesse qu'on a pris de revenir une autre fois trouver la grotte, présentaient pour nous la consolation après l'échec d'atteindre l'objectif de la sortie.